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    Tout à l'heure, l'un de mes fils me regarde et dit: "j'aimerais bien avoir 50 ans et plus comme toi, ce serait déjà tout fait" Je réponds en me marrant ou en faisant semblant: "Ah bon, tu prends ma place, je prends la tienne !" on se zyeute et j'ajoute tout bas: "quoique..."  C'est à son tour de rigoler. "Oui, tout ça... dit-il, dans un grand mouvement du bras. Je sais ce qu'il pense, oui, toute ces choses fatiguantes qu'il va lui falloir faire... et se débattre avec, et qui se résume à apprendre à trouver sa place


    Je le sais bien, ce n'est pas toujours facile, ni vraiment intéressant et parfois, l'on n'est guère motivé. C'est comme une grosse impression de répétition qui n'en finit plus.


    Bon, nous ne sommes pas très gais, ce soir, chez moi, sans raison précise, juste de la lassitude.


    Mon compagnon et moi sommes déprimés, ces temps-ci, la saison, notre tempérament aussi qui la plupart du temps était compensé par le goût de rire, qui a tendance à s'effacer avec le temps.


    Malgré nous, nous entraînons nos enfants à notre suite, je suppose. Je gémis. Quand apprendront-iils à se débarrasser de leuirs parents ?


    En ce moment, je ne me sens plus cap d'assurer.


    J'ai tendance à vouloir me recroqueviller dans un lieu étroit comme cela m'arrive parfois. C'est tout bête, j'aimerais me débarrasser de cette impression pesante que rien ne sert à rien, ce leitmotiv qui me poursuit depuis toujours entre deux envies de petits riens mais quand cela me saisit, qu'il est difficile d'évacuer ce sentiment et de retrouver le désir d'être là, juste là avec ceux que j'aime


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